Un véhicule a été refusé au contrôle technique à cause du lave-glace ! Est-ce légal ou pas ?

Le site RTL Info relate la mésaventure de Laurent. La voiture de ce bruxellois a été recalée au contrôle technique en raison de l’absence de produit lave-glace.

Le 9 février dernier, il se rend au contrôle technique. Laurent raconte que sa voiture était gelée et recouverte de neige.  “J’ai signalé au contrôleur qu’il faisait moins 6 degrés et que le gel obstruait certainement la sortie du lave-glace. Rien n’y a fait, c’était un refus catégorique”, dit-il à RTL Info. Il ajoute “qu’il avait emmené son véhicule, une Mercedes A180 de 2016, chez son garagiste avant de se rendre à son rendez-vous et que tout était en ordre”. Il indique aussi l’avoir fait après… “pour rien”“Nous avons essayé de mettre du produit et il n’a même pas pu mettre un quart de litre, le réservoir étant pratiquement plein. Le garagiste n’en revenait pas”.

Laurent a repassé le contrôle technique et donc “repayer une dizaine d’euros et attendre deux heures pour ça… Quelle perte de temps et d’argent”, considère Laurent qui trouve que “c’est un peu de l’abus. Je m’attendais à un minimum de compréhension, vu les conditions météo mais il n’y avait pas moyen de discuter”.

Renseignement pris par RTL Info auprès du siège social du contrôle technique: cela pouvait justifier un refus et un repassage, car le lave-glace “doit pouvoir fonctionner peu importe les températures”.

Les critères régissant le contrôle technique sont définis dans une directive européenne, transposée dans le droit belge. Quand un véhicule passe le contrôle technique, il reçoit soit un certificat vert, soit un certificat rouge.

Les motifs les plus courants de refus sont:

1) Les phares / les feux
2) Les organes de suspension
3) Le guidage des roues et les essieux abimés
4) Des problèmes d’identification (par exemple: numéro de châssis non visible ou absent, éclairage de la plaque d’immatriculation ou documents de bord manquants… )
5) Des défaillances extérieures (carrosserie, vitrage, …)

En Wallonie, 79% des véhicules ont obtenu un certificat vert à leur premier passage en 2020.

Crédit photo: L.Lacoste / EMAS